L'humidité. Une huile ne pénètre que dans un bois sec : sous 18 % pour une huile ou une huile-cire dure. Laissez le bois s'acclimater dans la pièce où il vivra ; par temps froid, les huiles ne sèchent pas, et laques comme gomme-laque blanchissent dans une atmosphère humide.
Le bois de bout. Les extrémités d'une planche, la tranche d'un plateau sont des fibres coupées net : elles boivent beaucoup plus que la face. Sous une huile, une couche de plus ; sous une teinte, un essuyage plus rapide pour qu'elles ne foncent pas.
Le ponçage par grains. On progresse sans sauter d'étape — 80, 120, 150, 180 — parce que chaque grain efface les rayures du précédent. Mais l'on s'arrête selon la finition : au grain 120-150 pour un parquet, au 180 pour un meuble sous huile-cire dure, au 180 maximum sous une huile, parce qu'un grain plus fin lustre le bois et ferme ses pores. Sous une laque ou un vernis, au contraire, on va jusqu'au 220, bouche-pores compris. Sous une teinte, le ponçage doit être irréprochable : elle grossit chaque rayure. Une Water Stain relève légèrement le fil : mouillez le bois, laissez sécher, égrenez, puis teintez. Le détail des gestes est dans Préparation des boiseries.